Référencement SEO expert pour campings

Cyriaque Juigner, Consultant SEO Campings

  • Le référencement naturel (SEO) fait ressortir votre site web quand les vacanciers cherchent à réserver un camping pour leurs vacances.
  • La saison se prépare en hiver : les pages doivent être en ligne avant les recherches de janvier.
  • Chaque type d’hébergement et chaque service mérite sa propre page sur le site internet.
  • Les avis récoltés cet été servent les réservations de janvier, quand les vacanciers comparent les campings.
  • Un accompagnement à la carte coûte 500 € la journée, et le tarif baisse dès 5 jours par mois.
  • ChatGPT, Perplexity AI et Gemini ne citent qu’une poignée de campings : y figurer, c’est le GEO.

Votre camping ouvre en avril et ferme fin septembre. Vos futurs vacanciers, eux, cherchent en janvier, depuis leur canapé, à 500 kilomètres de chez vous. Entre les deux, il y a votre site internet. S’il ne sort pas sur « camping bord de mer » ou « camping avec parc aquatique », la réservation part chez une plateforme. Vingt ans de référencement naturel, et rien d’autre que le SEO tourisme, tous métiers confondus. Pour un camping, ça donne ceci : les recherches à viser, les pages à écrire, les outils pour mesurer, et ce que coûte un accompagnement.

À quoi sert le SEO pour un camping

Le référencement naturel, ou SEO, sert à placer vos pages dans les résultats quand un vacancier cherche un camping sur les moteurs de recherche comme Google, Bing ou désormais les IA tels ChatGPT ou Perplexity, le tout, sans acheter le moindre clic.

Cette place se gagne sur quatre chantiers :

  • le référencement local : votre fiche Google Business Profile, et les recherches qui nomment votre commune, votre département ou votre région ;
  • le contenu : une page par type d’hébergement, emplacement nu, mobil-home, chalet, et une page par service que les vacanciers cherchent à part ;
  • les liens : ceux que l’office de tourisme, les labels et les sites d’itinéraires pointent vers votre site web ;
  • la technique : un site web rapide et lisible sur téléphone.

Avec le SEA, la publicité Google Ads, vous achetez la visibilité d’une saison. La campagne s’affiche en quelques jours et s’arrête le jour où vous cessez de payer. Le travail de référencement met 3 à 6 mois à porter ses fruits. Mais vos pages continuent de sortir dans les résultats l’hiver suivant, sans que vous remettiez un euro.

Les deux se complètent, avec des rôles différents. Le référencement construit le fond, la publicité bouche un trou : un pont à remplir, une semaine creuse en juin.

Pourquoi le SEO d’un site web de camping est saisonnier

Votre activité s’arrête l’hiver. Vos futurs clients, eux, continuent de chercher leur camping pour l’été suivant. Les volumes relevés en France sur les douze derniers mois le montrent :

  • « camping pas cher » tombe à 1 900 recherches en novembre, remonte à 9 900 en janvier, puis 33 100 en juin ;
  • « camping bord de mer » passe de 2 900 recherches en novembre à 14 800 en mars ;
  • « camping 4 étoiles » compte 12 100 recherches par mois en moyenne, et 18 100 au pic de janvier.

La décision se prend donc l’hiver. En janvier et en février, quand vos futurs vacanciers comparent les campings, votre site internet doit déjà être en place.

Une page mise en ligne en avril arrive après la bataille. Dans l’hôtellerie de plein air, votre taux de remplissage de juillet se joue sur des recherches faites six mois plus tôt.

Saisonnalité des recherches de camping

Anticiper les pics de réservation

Le premier pic de recherche tombe en janvier, quand « camping 4 étoiles » atteint son maximum annuel. Pour y figurer, il faut publier vos pages plusieurs mois avant le pic.

15 jours ne suffisent pas à installer une page neuve. Mise en ligne en octobre, elle a le temps de trouver sa position avant le pic. Publiée au printemps, elle ne servira que la saison suivante.

Les vacanciers imposent le calendrier, et il ne ressemble pas à celui de votre saison. L’hiver est aussi la seule période de l’année où vous avez le temps de vous en occuper.

Ce décalage entre le moment où l’on cherche et le moment où l’on part vaut pour tout le tourisme. On le prend en compte avec un calendrier éditorial calé sur les saisons.

Préparer la saison d'un camping à l'automne

Les mots-clés que tapent les vacanciers dans les moteurs de recherche

Un vacancier décrit ce qu’il veut bien avant de savoir chez qui il ira. Sept familles de critères reviennent, et votre site web doit avoir une réponse pour chacune :

  • la destination : la région, le département, la ville, mais aussi le bord de mer, un lac, la montagne, la campagne, la proximité d’un site à visiter ;
  • le classement et les labels : le nombre d’étoiles, de 1 à 5, et les labels du secteur comme Camping Qualité ou la Clef Verte ;
  • le type d’hébergement : emplacement nu pour tente, caravane ou camping-car, mobil-home, chalet, lodge toilé, tente aménagée, cabane, hébergement insolite ;
  • le profil du groupe : famille avec enfants en bas âge, couple, bande d’amis, seniors, groupe, séjour avec un animal ;
  • les équipements : parc aquatique, piscine chauffée, toboggans, animations et club enfants, emplacements ombragés, accès direct à la plage, aire de services pour camping-cars, wifi, laverie, épicerie, snack, location de vélos, accueil des personnes à mobilité réduite ;
  • le budget : pas cher, promotion, dernière minute ;
  • le moment : les dates, un week-end, un pont, l’arrière-saison, l’ouverture à l’année.

Ce que pèse chaque requête, en volume mensuel

RechercheVolume mensuel moyen
camping pas cher14 800
camping bord de mer12 100
camping avec piscine12 100
camping 4 étoiles12 100
glamping12 100
location mobil home8 100
camping avec parc aquatique8 100
emplacement camping4 400
camping familial2 400
camping acceptant les chiens2 400

Ces chiffres sont nationaux, et la concurrence l’est aussi. Sur ces requêtes seules, vous jouez contre des plateformes comme Campings.com, Toocamp et ACSI Eurocampings.

Votre terrain à vous, c’est le croisement de plusieurs critères. « Camping avec parc aquatique en Vendée », « camping acceptant les chiens près de Sarlat », « emplacement camping-car dans le Finistère ». Moins de volume, mais des vacanciers déjà décidés sur l’essentiel. Vos vrais concurrents en visibilité, ce sont les campings voisins.

On appelle ça la recherche de mots-clés : croiser vos critères réels et ce que tapent les vacanciers. De là sort votre longue traîne : des recherches longues et précises, qui amènent chacune peu de trafic, mais un trafic proche de la réservation.

Toutes ces recherches ne se valent pas. « Où partir en camping en famille » relève de l’envie, « camping 4 étoiles Saint-Jean-de-Monts avec parc aquatique » relève de la réservation. Les premières amènent du monde, les secondes amènent des demandes. Il faut donc trier ces mots-clés par intention de recherche avant de décider quelle page vise quoi. Ce cadrage vaut pour tous les métiers du secteur, chacun avec ses propres critères.

Créer une page par type d’hébergement et par service

Beaucoup de sites internet de campings tiennent en 5 pages : accueil, hébergements, services, tarifs, contact. Avec ça, vous répondez à 5 recherches, pas à 50. Le contenu prend le plus de temps à produire, et il ramène encore des visiteurs des années plus tard.

On ouvre les pages dans cet ordre.

Une page par modèle réellement proposé

Une page par modèle réellement proposé : emplacement nu pour tente, emplacement pour camping-car avec électricité, mobil-home 4 personnes, mobil-home 6 personnes avec terrasse couverte, chalet, lodge toilé, hébergement insolite. Sur chacune :

  • la surface, le nombre de couchages, et le nombre de chambres pour un locatif ;
  • la terrasse, l’exposition, l’ombre, la distance à la piscine ;
  • la climatisation, la télévision, le lave-vaisselle, le linge fourni ;
  • un tarif indicatif par période, basse, moyenne et haute saison.

Un service cherché pour lui-même mérite sa page

Dès qu’un service se cherche pour lui-même, il mérite sa page : le parc aquatique, les animations et le club enfants, l’aire de services pour camping-cars, l’accueil des personnes à mobilité réduite. « Camping avec parc aquatique » pèse à lui seul 8 100 recherches par mois. Un club enfants et une aire de camping-cars ne parlent pas aux mêmes vacanciers.

Les alentours, ce qui décide du choix de la région

Les plages, les marchés, les randonnées, les sites à visiter, les événements de l’été, et comment venir. C’est là que se joue le choix de la région, avant même celui du camping.

Ces pages ne vivent pas chacune dans son coin. Depuis la page mobil-home, posez un lien vers la page piscine et un autre vers « que faire autour du camping ». Depuis la page des alentours, un lien vers les hébergements. Ce réseau de liens entre vos propres pages porte un nom, le maillage interne. Il fait circuler le visiteur et montre à Google lesquelles de vos pages comptent le plus.

Photos, tarifs et disponibilités à jour

Des tarifs de l’an dernier encore affichés au mois de juin, et le visiteur comprend que personne ne suit le site. Vos pages perdent aussi en fraîcheur, et les moteurs de recherche y sont sensibles. À caler avant chaque ouverture :

  • les tarifs et les périodes de la saison à venir ;
  • les photos, prises en pleine saison, piscine en eau et emplacements occupés, plutôt qu’un terrain vide au mois de mars ;
  • les nouveautés : un bloc sanitaire refait, un espace bien-être, un locatif supplémentaire.

Donnez aussi un nom lisible à vos fichiers photo, et remplissez leur texte alternatif. « mobil-home 6 personnes avec terrasse couverte » se lit, « DSC_0093.jpg » ne dit rien à personne.

Photos et tarifs à jour sur le site d'un camping

Optimiser votre fiche Google Business et soigner les avis

En janvier, celui qui prépare ses congés lit les avis de l’été précédent. Ceux d’il y a quatre ans ne pèsent plus grand-chose, et une page d’avis figée depuis deux saisons fait autant douter qu’un mauvais commentaire.

Ce qui compte, dans l’ordre :

  • les récolter au bon moment : le jour du départ, pendant que le séjour est encore frais, par un mot à la réception ou un QR code sur la barrière ;
  • répondre à tout le monde, sous 48 heures, y compris sur les sujets qui reviennent en camping, le bruit des voisins, l’état des sanitaires, la fréquentation de la piscine au 15 août ;
  • les garder chez vous : un avis déposé sur une plateforme de réservation reste sur cette plateforme et sert son classement à elle.

Ce qu’il faut renseigner sur la fiche

Votre fiche Google Business Profile, que beaucoup appellent encore Google My Business, alimente le pack local et Google Maps. Sur la fiche d’un camping, deux réglages sont presque toujours oubliés :

  • les horaires saisonniers : renseignez vos dates d’ouverture et de fermeture, et votre fiche reste juste toute l’année, y compris quand le camping est fermé ;
  • les attributs : accueil des animaux, wifi, piscine, accessibilité, aire pour camping-cars, autant de filtres que les campeurs utilisent pour trier.

Ajoutez la bonne catégorie principale, quelques photos nouvelles chaque mois de la saison, et un lien vers votre propre moteur de réservation plutôt que vers une plateforme. En référencement local, la fiche réagit plus vite que le reste : quelques semaines quand elle est tenue à jour, contre plusieurs mois pour un contenu neuf.

SEO local : être trouvé sur Google, Bing et les LLM dans votre région

Le rayon d’action d’un restaurant tient en quelques rues. Un camping se cherche depuis l’autre bout du pays. La personne qui tape « camping Ardèche bord de rivière » est chez elle, en février, devant son écran. Ça change ce qu’il faut travailler :

  • des pages qui nomment votre destination, votre département et les communes alentour, plutôt que de compter sur les seules recherches « à proximité » ;
  • les sites à visiter et les événements du coin, que les vacanciers cherchent avant même d’avoir choisi leur camping ;
  • le pack local et Google Maps, décisifs pour la clientèle de passage : camping-cars, cyclistes et réservations de dernière minute en pleine saison ;
  • votre présence hors de Google : Bing, et les LLM comme ChatGPT, qui répondent à « quel camping dans le Périgord » par une poignée de noms.
Recherche d'un camping par région et par destination

Moins dépendre des plateformes de réservation grâce au SEO

Deux familles d’intermédiaires vous apportent des séjours, chacune à sa manière :

  • les OTA, ces plateformes qui vendent vos séjours à votre place : Campings.com, Toocamp, ACSI Eurocampings, Pitchup.com, ou Booking.com, présent lui aussi sur l’hébergement de plein air. Elles prennent une commission sur chaque séjour vendu ;
  • les tour-opérateurs de plein air installent leurs propres locatifs sur des emplacements que vous leur louez, et gardent la relation avec le vacancier.

Dans les deux cas, les coordonnées du client et la fidélité qui va avec restent chez l’intermédiaire.

Personne ne vous demande de tout couper, ces canaux remplissent votre camping. L’enjeu, c’est la proportion. Et faire baisser cette dépendance se compte en saisons, pas en semaines.

Quelle part de votre saison acceptez-vous de payer, et à qui ? Le taux de commission est écrit dans votre contrat, et le montant annuel se calcule en deux minutes. Je détaille ce calcul ailleurs, sur ce que les commissions coûtent sur une année à un hôtel.

Côté site web, la marche à suivre tient en 3 points : un moteur de réservation accessible dès la page d’accueil, des disponibilités à jour, un numéro de téléphone qui répond en journée. Le référencement amène la visite, c’est le parcours de réservation qui la transforme en séjour vendu.

Obtenir des liens locaux pour améliorer le référencement naturel de votre camping

La popularité, ou netlinking, se mesure au nombre et à la qualité des sites qui pointent vers le vôtre. Ces liens entrants, les backlinks, donnent de l’autorité à un site web aux yeux des moteurs de recherche. Là-dessus, un camping est mieux loti qu’un commerce de centre-ville : tout son territoire a intérêt à parler de lui.

Où les chercher :

  • l’office de tourisme, la communauté de communes et le comité départemental du tourisme ;
  • les labels et les fédérations du secteur, Camping Qualité, la Clef Verte, Qualité Tourisme ;
  • les sites d’itinéraires, véloroutes, sentiers de grande randonnée, circuits pour camping-cars, qui listent les hébergements sur leur tracé ;
  • la presse locale et la radio du coin, quand vous agrandissez, quand vous ouvrez un parc aquatique, quand vous décrochez un label ;
  • les créateurs de contenu voyage, van life ou vacances en famille, à qui l’on ouvre un emplacement plutôt qu’un budget.

Ces mentions servent ailleurs que sur Google. Les moteurs IA, ChatGPT, Perplexity et Gemini, composent leurs réponses à partir des pages qu’ils jugent fiables. Ce que le web dit de vous ailleurs compte aussi. Un camping cité par son office de tourisme et par 3 sites d’itinéraires a plus de chances d’être repris qu’un site web isolé. Ce terrain-là s’appelle le GEO, le référencement appliqué aux moteurs qui rédigent leurs réponses. Et être repris dans les réponses des IA se prépare avec le même soin qu’une page destinée à Google.

Six actions avant la prochaine saison

À mener entre octobre et février, dans cet ordre :

  1. Mettre la fiche Google Business Profile à jour : horaires saisonniers, attributs, photos de l’été qui vient de passer.
  2. Créer ou compléter une page par type d’hébergement, avec surface, couchages et tarif par période.
  3. Écrire deux pages sur les alentours : que faire autour du camping, comment venir.
  4. Relancer les clients de la saison pour des avis, et répondre à tous ceux déjà déposés.
  5. Demander un lien à l’office de tourisme et aux sites d’itinéraires qui passent chez vous.
  6. Vérifier que le moteur de réservation et les disponibilités fonctionnent sur mobile.

L’ordre dépend de ce que votre site internet contient déjà. L’audit SEO gratuit regarde exactement ça.

Vous lisez ces lignes en février et la saison approche ? Les points 1, 4 et 6 bougent en quelques semaines, commencez par eux. Les points 2, 3 et 5 demandent plusieurs mois, ils serviront la saison suivante.

Cinq contrôles avant d’écrire une ligne sur votre site web

Le diagnostic passe avant la rédaction, et il repose sur des chiffres relevés.

J’utilise mes propres scripts, sur des données brutes plutôt que sur le tableau de bord d’une plateforme. Ils tournent chez moi, sur vos données à vous. Rien à louer, rien à refacturer.

Les volumes de recherche relevés chaque mois

Une moyenne annuelle ne montre rien sur un marché saisonnier. « Camping pas cher » est multiplié par 17 entre novembre et juin : 1 900 recherches contre 33 100.

Je récupère donc le détail mois par mois, requête par requête. Les données viennent de DataForSEO, un fournisseur qui revend celles des moteurs de recherche. Le pic est daté, chiffres à l’appui, et on sait quand publier une page pour l’attraper.

Ce que les internautes tapent avant d’arriver chez vous

Google Search Console est l’outil gratuit réservé aux propriétaires de sites web. Il dit ce que les internautes ont tapé avant d’arriver chez vous, et à quelle position vous étiez. Il montre surtout quelle page Google a choisi de leur présenter. L’historique remonte à 16 mois, de quoi comparer une saison à la précédente.

On y repère aussi deux pages qui se marchent dessus. Votre page d’accueil et votre page mobil-home se positionnent sur la même recherche, et chacune tire l’autre vers le bas. Ça s’appelle la cannibalisation, et ça se corrige en réécrivant une seule des deux.

Ce que Google comprend vraiment de vos pages

Un texte peut parler de camping sans que Google y reconnaisse un camping. Google Natural Language, son outil d’analyse de texte, liste les entités qu’il reconnaît dans une page, et le poids de chacune. Le Knowledge Graph, l’annuaire d’entités de Google, dit ensuite si le nom que vous employez est le bon. « Google Business Profile » y est reconnu, « Google Business » ne l’est pas.

L’écart se mesure : sur mon propre site, une page affichait zéro entité reliée au Knowledge Graph sur 234 détectées. Après réécriture du vocabulaire, la page camping en relie 15.

Le contenu recopié entre deux locatifs

Google le dit noir sur blanc dans ses règles anti-spam mises à jour le 31 août 2026 :

« L’utilisation abusive de contenus à grande échelle désigne le fait de générer de nombreuses pages dans le but principal de manipuler le classement dans la recherche Google et non d’aider les utilisateurs.« 

Google, « Règles concernant le spam dans la recherche sur le Web »

Entre référenceurs, on appelle ça le « scaled content abuse ». Sur un site de camping, le risque est concret : dix pages mobil-home écrites sur le même moule, avec trois mots qui changent d’une page à l’autre.

Je compare donc les pages deux à deux, phrase par phrase, avec des embeddings. Ces représentations chiffrées du sens mesurent à quel point deux textes disent la même chose. Au-delà d’un certain seuil de ressemblance, la page se réécrit plutôt qu’elle ne se retouche.

Ce que voit le robot, et pas le visiteur

Screaming Frog parcourt votre site web comme le ferait un robot de Google. Il remonte ce qu’un œil humain ne voit pas :

  • des pages sans titre ;
  • des photos de mobil-home de 4 Mo qui plombent l’affichage sur téléphone ;
  • des liens cassés vers un locatif retiré du parc ;
  • des pages absentes de tous les menus.

Ce diagnostic sert à décider quoi écrire, et dans quel ordre. Sans lui, on aligne 15 pages à côté de la plaque et on s’en aperçoit au mois de juin.

Mesurer les résultats du SEO de votre camping

On ne juge pas le référencement du site web d’un camping d’un mois sur l’autre. Comparez plutôt vos chiffres à la même période de la saison précédente.

L’indicateur le plus parlant, c’est la date à laquelle tombent vos réservations directes. Quand elles arrivent plus tôt d’une année sur l’autre, votre visibilité d’hiver a fonctionné.

3 sources suffisent :

  • Google Search Console : ce que les internautes ont tapé pour tomber sur vous, vos positions sur ces recherches, et le trafic que chacune vous rapporte ;
  • votre moteur de réservation : les séjours vendus en direct, avec la date à laquelle chacun a été pris ;
  • la part du direct : ce qu’elle pèse dans votre chiffre d’affaires d’une saison à l’autre.

Une page neuve met 3 à 6 mois à trouver sa position. Comptez quelques semaines seulement pour qu’une fiche Google Business Profile remise à jour bouge dans le classement local. Une position ne se garantit pas à une date fixée d’avance.

Mesurer les réservations directes d'un camping

Combien coûte le référencement du site web d’un camping

La base tient en une ligne : 500 € le jour, sans engagement de durée.

Pour un camping, un accompagnement de 1 à 4 jours par mois représente donc 500 à 2 000 € par mois.

Le tarif baisse avec le volume. À partir de 5 jours par mois, le tarif descend à 400 € la journée, puis jusqu’à 300 € à 20 jours.

Le budget mensuel selon le nombre de jours

Volume mensuelTarif par jourBudget mensuel
1 à 4 jours500 €500 à 2 000 €
5 jours400 €2 000 €
10 jours367 €3 667 €
15 jours333 €5 000 €
20 jours300 €6 000 €

Le forfait avec engagement

Un second format existe, pour les chantiers longs. 15 jours par mois à 200 € le jour, soit 3 000 € par mois sur 6 mois minimum. C’est le format le moins cher à la journée, et le seul qui vous engage sur une durée.

Pourquoi le volume ne reste pas le même toute l’année

Un camping ne consomme pas le même nombre de jours en novembre et en juillet. Le gros du travail tombe entre octobre et février, soit 5 mois sur 12. Les pages d’hébergement se construisent, et les campeurs cherchent leur séjour au même moment. En pleine saison, le volume se réduit à l’entretien de la fiche et des avis.

Un volume de jours réparti sur l’hiver colle donc mieux à votre trésorerie qu’une mensualité identique de janvier à décembre.

Un formulaire de devis en ligne vous donne un ordre de grandeur en quelques questions. Le montant définitif figure dans le devis, après l’audit gratuit. Il reste négociable.

Ce que les gérants de campings demandent le plus

Le classement en étoiles change-t-il quelque chose au référencement ?

Les moteurs de recherche ne classent pas les campings par étoiles, le nombre d’étoiles ne pèse donc pas directement. Les vacanciers, eux, s’en servent : 12 100 recherches par mois en moyenne sur « camping 4 étoiles », et 18 100 en janvier. Si votre classement ne figure ni dans vos titres, ni dans vos pages d’hébergement, ni sur votre fiche Google Business Profile, vous sortez de ces recherches-là.

Un tour-opérateur remplit déjà mes locatifs, pourquoi m’occuper de mon site internet ?

Le tour-opérateur remplit ses locatifs à lui, et il garde le client. Votre site internet vend ce qu’aucun intermédiaire ne vend à votre place : vos emplacements nus, vos hébergements en propre, l’arrière-saison, les week-ends, les groupes. C’est aussi le seul canal qui vous reste le jour où le contrat s’arrête.

Mon camping n’ouvre que six mois par an, faut-il travailler le référencement à l’année ?

Le travail se concentre là où il sert, entre octobre et février. On y prépare les pages de la saison, on remet la fiche à jour, on relance les clients pour des avis. D’avril à septembre, vous avez autre chose à faire. Le site web continue de tourner grâce à ce qui a été posé l’hiver.

Faut-il refaire le site internet du camping avant de travailler son référencement ?

Une refonte est rarement nécessaire. Un site web de 2018 fera l’affaire s’il s’affiche correctement sur mobile et vous laisse ajouter des pages. 3 cas l’imposent : vous ne pouvez pas créer une page vous-même, les adresses de vos pages sont illisibles, l’affichage sur téléphone décourage la réservation. L’audit tranche ce point en premier, parce qu’il commande tout le reste.

Faut-il traduire le site internet en néerlandais ou en allemand ?

Vos registres de la saison passée répondent à votre place : comptez les nationalités. Si des étrangers séjournent déjà chez vous sans qu’une ligne ne soit traduite, ils sont arrivés par une plateforme ou par un guide de leur pays. Traduisez d’abord les hébergements et l’accès, dans une seule langue, puis indiquez à Google quelle version correspond à quelle langue.

Que faire si le camping voisin travaille déjà son référencement ?

Deux campings visent rarement les mêmes recherches, sauf à proposer exactement la même chose. Un camping avec parc aquatique et un camping calme au bord d’une rivière parlent à deux familles différentes. Ces familles ne tapent pas les mêmes mots. Je n’accompagne d’ailleurs jamais deux clients dont les offres se disputent les mêmes voyageurs.

Combien de pages faut-il sur le site internet d’un camping ?

Comptez autant de pages que vous avez de sujets réels. Une page par type d’hébergement, une par service qui se cherche seul (piscine, parc aquatique, animations, aire de camping-car), quelques pages sur les alentours : un camping avec 6 locatifs différents arrive vite à une quinzaine de pages utiles. Mieux vaut 15 pages écrites correctement que 40 qui se répètent.

Vingt ans de référencement naturel dans le tourisme

Marmara, TUI, Mondial Tourisme, Donatello, WeLondres, Sensations du Monde, le Cediv. Des tour-opérateurs, des agences de voyage, des marques qui vendent du séjour. J’ai travaillé le référencement naturel de leurs sites web.

Vous ne trouverez pas de camping dans cette liste, et le dire d’emblée vaut mieux que le laisser deviner.

Ce qui se transpose, c’est le calendrier. Ces enseignes vendent elles aussi des séjours six mois avant le départ, et voient leur trafic grimper en janvier. Cette mécanique-là, je la connais bien. Elle est la même sur un camping, à une autre échelle.

Ce qui ne se transpose pas, c’est le terrain. Elles ne tiennent ni emplacement, ni mobil-home, ni club enfants. Cette partie-là vient de vous, et une conversation suffit à me la transmettre.

Un audit gratuit avant la saison

Il me faut l’adresse de votre site internet et le nom de votre destination, rien de plus. L’audit SEO gratuit vous dit sur quelles recherches vous sortez aujourd’hui, et lesquelles vous échappent. Il vous dit aussi par quoi commencer, que vous prépariez janvier ou que vous rattrapiez la saison en cours.

L’audit est gratuit et sans engagement, le devis aussi. Le déroulé d’une mission est détaillé sur la page du consultant SEO qui ne travaille que le tourisme.